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Levé à 6 heures, déjeuné à 7 et visualisation de la journée avec Michou et René-Yves. À 8 heures, nous sommes dans la classe et tous les élèves sont là, un peu impressionnés par la présence du Vazaha (l’étranger) René-Yves.
C’est moi qui prend la parole en premier et présente le nouveau prof bénévole du Canada.Ce dernier s’adresse à eux et explique la raison de sa présence et son implication dans Csf en français, et je traduis. Il a droit à des applaudissements. Sa présence renforce le sérieux de notre mission.Cette semaine est une période de révision, qui va se terminer par un buffet jeudi soir, auquel nous avons convié 30 personnes.Au menu :- Quiche à l’espadon fumé
- Banane plantain frite et guacamole
- Masikita
- Salade de pâtes
- Salade de papaye verte
- Achards de légumes
- Laitues en vinaigrette
- Salade de lentilles
- Tomates farcies à la macédoine de légumes
- Shooter de gaspacho
- Piment à la mangue et vanille
- Crêpes farcies aux mangues au caramel
Nous avons eu moins de personnes que prévues, mais l’exercice en valait pédagogiquement la peine.L’adjoint du maire , l’adjoint du chef de région, la directrice du développement régional du tourisme, la présidente de la CAFED, le consul de France, 3 journalistes, et 8 restaurateurs étaient présents.Cet exercice, qui est une répétition pour la remise des diplômes du 16 novembre, nous a montré comment les élèves avaient pris de l’assurance sur le plan culinaire et sur le plan personnel. Nordine, une élève qui était si introvertie, a serré les mains des invités en les regardant dans les yeux et cela, avec une fierté déconcertante.Par ailleurs, cet exercice était aussi pour voir comment nos bénévoles se comporteraient et seraient perçus, quand ils sont parachutés dans une classe qui ne parle pas le français. René-Yves a très bien su s’adapter et mettre les élèves en confiance.Un(e) élève ou le ou la formatrice traduit ce qu’il dit et tout va bien.La semaine prochaine, on a établi le travail ainsi : René-Yves et Michou vont enseigner en dyade et je vais m’affairer à travailler sur les relations publiques, qui sont notre faiblesse. Nous avons intérêt à faire parler de Csf pour faciliter l’embauche de nos élèves.-Thémis
Enfin me revoilà... Je vous résume succinctement notre programme depuis notre arrivée. Nous avons donc touché le sol malgache mardi 16 dans la nuit. Comme d’habitude, le voyage a été long, mais il s’est bien passé. Personne ne nous attendait à l’aéroport où nous avons échangé des Euros en Ariary et d’où nous avons pris un taxi jusqu’à Talatamaty, là ou se trouve notre maison familiale. En revanche, là nous étions attendus.
Tantely et Claude, un couple qui s’occupe d’entretenir les lieux, nous avaient préparé nos chambres. On s’est couché vers 1 heure du matin. Outre quelques descentes pour faire des emplettes et rétablir des contacts à Antanarivo, la capitale, nous avons essentiellement travaillé de Talatamaty : Trié le matériel de cuisine, revu le programme, établi la répartition de notre travail à Mahajanga, initié René- Yves à la culture et à la langue malgache, qu’il assimile rapidement.
J’ai aussi profité de mon passage à Tana pour faire faire un devis, pour refaire le toit de la maison ancestrale qui n’a pas été retouché depuis une quarantaine d’années. J’ai rencontré deux entrepreneurs qui proposaient à peu près les mêmes montants. J’ai opté pour celui qui pouvait commencer les travaux le plus tôt : Vendredi.
Jeudi après-midi, nous sommes allés récupérer la Peugeot 309 de mon frère Charles, qu’il nous prête le temps de notre séjour à Mahajanga. C’est une voiture d’occasion qu’il a fait acheter par mon cousin Bob dont je vous ai longuement parlé lors de mon premier séjour.La voiture a 15 ans, mais semble être dans un parfait état. Mon cousin nous recommande quand même de faire une mise au point avant d’entamer les 600 km qui nous mèneront à Mahajanga.
C’est ce que nous faisons vendredi PM, car nous prévoyons prendre la route samedi matin à 5 heures. En même temps les travaux du toit commençaient. J’étais inquiet car le ciel était gris. J’ai demandé aux ouvriers qui travaillaient s’il allait pleuvoir, ils m’ont répondu que non, car ils avaient consulté des fabricants de briques qui leur avaient garanti que la pluie ne viendrait pas. (C’est ça à Madagascar, les fabricants de briques, c’est la météo!) Et bien vous savez quoi? Il a plu à boire debout.
Avec René-Yves, on a passé la nuit à placer et déplacer les casseroles et les marmites de CsF pour récupérer l’eau qui coulait de partout dans la maison. Et on a sacré après les fabricants de briques.
Après une nuit presque blanche, on a prit la route à 5 heures comme prévu et sommes arrivés à Mahajanga à 14 heures. Nous avons quand même bien roulé. Nous n’avons fait qu’une heure de halte à Maevatanana, la ville la plus chaude de Madagascar. Au moment de notre passage vers 10 heures, il faisait pas loin de 45 degrés. Il parait qu’à midi, la température dépasse souvent les 50 degrés.
Dimanche, nous avons rencontré Michou notre formatrice et fait le bilan du mois et demi qu’elle a passé toute seule avec les élèves. Nous avons planifié la semaine et le mois et demi qui reste pour compléter la formation.
Nous voulons nous coucher de bonne heure pour être en forme pour le premier cours que nous donnons en team teaching avec René-Yves. Mais là encore, la soirée a été perturbée par un show reggea, qui se donnait à la maison de la culture qui se trouve de l’autre côté de la rue. Des manifestants ont lancé des cailloux sur le toit, les portes et les vitres de l’école. Avec René-Yves, nous nous sommes réfugiés dans ma chambre et nous avons récité 100 dizaines de chapelets, complétés avec 40 Notre Père.
La chienne de notre vie ! Tout s’est bien terminé, j’ai craint pour l’auto de mon frère qui était dehors, mais heureusement les projectiles ne l’ont pas atteint.Encore une fois, on s’est couché passé minuit.
-Thémis