dimanche 22 octobre 2006

De retour à Mahajanga

Enfin me revoilà... Je vous résume succinctement notre programme depuis notre arrivée.
Nous avons donc touché le sol malgache mardi 16 dans la nuit. Comme d’habitude, le voyage a été long, mais il s’est bien passé. Personne ne nous attendait à l’aéroport où nous avons échangé des Euros en Ariary et d’où nous avons pris un taxi jusqu’à Talatamaty, là ou se trouve notre maison familiale. En revanche, là nous étions attendus.

Tantely et Claude, un couple qui s’occupe d’entretenir les lieux, nous avaient préparé nos chambres.
On s’est couché vers 1 heure du matin. Outre quelques descentes pour faire des emplettes et rétablir des contacts à Antanarivo, la capitale, nous avons essentiellement travaillé de Talatamaty : Trié le matériel de cuisine, revu le programme, établi la répartition de notre travail à Mahajanga, initié René- Yves à la culture et à la langue malgache, qu’il assimile rapidement.

J’ai aussi profité de mon passage à Tana pour faire faire un devis, pour refaire le toit de la maison ancestrale qui n’a pas été retouché depuis une quarantaine d’années. J’ai rencontré deux entrepreneurs qui proposaient à peu près les mêmes montants.
J’ai opté pour celui qui pouvait commencer les travaux le plus tôt : Vendredi.

Jeudi après-midi, nous sommes allés récupérer la Peugeot 309 de mon frère Charles, qu’il nous prête le temps de notre séjour à Mahajanga. C’est une voiture d’occasion qu’il a fait acheter par mon cousin Bob dont je vous ai longuement parlé lors de mon premier séjour.La voiture a 15 ans, mais semble être dans un parfait état. Mon cousin nous recommande quand même de faire une mise au point avant d’entamer les 600 km qui nous mèneront à Mahajanga.

C’est ce que nous faisons vendredi PM, car nous prévoyons prendre la route samedi matin à 5 heures. En même temps les travaux du toit commençaient. J’étais inquiet car le ciel était gris. J’ai demandé aux ouvriers qui travaillaient s’il allait pleuvoir, ils m’ont répondu que non, car ils avaient consulté des fabricants de briques qui leur avaient garanti que la pluie ne viendrait pas. (C’est ça à Madagascar, les fabricants de briques, c’est la météo!) Et bien vous savez quoi? Il a plu à boire debout.

Avec René-Yves, on a passé la nuit à placer et déplacer les casseroles et les marmites de CsF pour récupérer l’eau qui coulait de partout dans la maison. Et on a sacré après les fabricants de briques.

Après une nuit presque blanche, on a prit la route à 5 heures comme prévu et sommes arrivés à Mahajanga à 14 heures. Nous avons quand même bien roulé. Nous n’avons fait qu’une heure de halte à Maevatanana, la ville la plus chaude de Madagascar. Au moment de notre passage vers 10 heures, il faisait pas loin de 45 degrés. Il parait qu’à midi, la température dépasse souvent les 50 degrés.

Dimanche, nous avons rencontré Michou notre formatrice et fait le bilan du mois et demi qu’elle a passé toute seule avec les élèves. Nous avons planifié la semaine et le mois et demi qui reste pour compléter la formation.

Nous voulons nous coucher de bonne heure pour être en forme pour le premier cours que nous donnons en team teaching avec René-Yves. Mais là encore, la soirée a été perturbée par un show reggea, qui se donnait à la maison de la culture qui se trouve de l’autre côté de la rue. Des manifestants ont lancé des cailloux sur le toit, les portes et les vitres de l’école. Avec René-Yves, nous nous sommes réfugiés dans ma chambre et nous avons récité 100 dizaines de chapelets, complétés avec 40 Notre Père.

La chienne de notre vie ! Tout s’est bien terminé, j’ai craint pour l’auto de mon frère qui était dehors, mais heureusement les projectiles ne l’ont pas atteint.
Encore une fois, on s’est couché passé minuit.

-Thémis

Aucun commentaire: