samedi 23 juin 2007

Mtl-Paris-Mada Juin 2007

Bonjour à tous...C'est mon premier contact avec un clavier depuis mon arrivée en sol malgache. Et je ne vous écris pas de mon Ibook car ce dernier m'a lâché! Je suis donc à Antananarivo depuis le 20 juin après un séjour de 3 jours à Paris ou j'ai profité de ma famille, particulièrement de ma sœur Michou dont la santé m'inquiète.

Le voyage Paris/Antananarivo a été long : J'ai fait Paris-Milan, où j'ai attendu 5 heures (léger retard...), ensuite Milan-Nosy-Bé (vol de 10 h) ou j'ai du patienter encore 2 heures avant d'embarquer pour Antananarivo (vol de 1h30) et presque une heure aux formalités.

Antananarivo n'a pas changée : Dès que tu foules le sol malgache, tu dois payer ; le douanier qui a vu les 3 bouteilles de cidre de glace que je n'ai pas déclarées, les gars qui poussent ton chariot, l'essence (très chère) et les assurances de la vieille Peugeot 504 baptisée "La vieille Lucie", avec laquelle je vais aller à Majunga et faire des courses pour les cours, ensuite les pauvres qui quêtent, le resto etc...

Il y a quelques changements visuels dans la capitale et c'est en vue de la fête nationale ( 26 Juin), les parcs ont été embellis, les drapeaux malgaches sont suspendus un peu partout, mais la misère, la pollution et la saleté sont frappantes et étouffantes. Il y a un trafic monstre à Tana (Antananarivo), avec mon cousin Bob qui conduisait, on a mit 2 heures pour faire une trentaine de km ( de ma maison familiale au centre ville) et 3 heures pour le retour sur le même parcours. L'enfer !

J'ai passé la première journée à établir des contacts utiles: mon copain Luc de Microsoft, Eric Kholler le président de l'association des hôteliers et de la restauration, le frère Romain et j'ai donné bien des coups de téléphones (chers) dont un à René-Yves pour lui annoncer mon arrivée.

Jeudi je suis allé à Ambatolampy voir les installations des frères du Sacré-Cœur dont le frère Romain qui est un Québécois et mon ancien directeur qui est le directeur. Imposant ce qu'ils ont fait : C'est un complexe pour des orphelins : couture, menuiserie, mécanique automobile etc., mais il n'y a pas de cuisine. Vous me voyez venir...? Je lui expliqué notre mission et il est vraiment intéressé. C'est une graine semée. Rien que cette visite à 60 km (3 h aller/retour) de Tana a occupée toute ma journée.

Vendredi j'ai rencontré le beau-frère de ma sœur Michou qui a des contacts biens placés à la ville de Tana pour des possibilités de logement ( de CSF et ses bénévoles) et de financement.
L'après-midi j'ai rencontré un richissime indien qui possède une villa en décrépitude à Majunga et que Michou ( la notre ) a contacté pour voir s'il pouvait nous faire une offre. Quand il a su que notre mission était philanthropique, il a failli me jeter en-dehors de son bureau.

Et là nous sommes samedi... je prends enfin une pause.
À bientôt